Le secteur des travaux publics est en constante évolution en matière de sécurité. Qu’il s’agisse de l’amélioration de la conception des chantiers, de la conformité du matériel aux normes de sécurité ou de l’évaluation du risque, l’enjeu est de taille pour assurer la protection des travailleurs. C’est pourquoi la sensibilisation et l’information des salariés constituent une préoccupation majeure au cœur des entreprises. 

Comment limiter les risques d’accident et presqu’accident sur un chantier ? C’est en privilégiant les échanges et en valorisant la remontée d’information qu’une analyse plus précise permettra d’apprécier les différentes procédures à mettre en place. 

 

Définir le presqu’accident sur un chantier

Bien qu’il n’existe pas de définition générale, le presqu’accident se caractérise comme un accident évité de peu.

La gravité de la situation distingue l’accident du presque accident. Le presque accident n’a pas abouti cette fois, mais aurait très bien pu se réaliser dans d’autres circonstances générant alors un accident. Nous avons l’habitude, chez Noblet, de dire que la seule différence entre le presqu’accident et l’accident, c’est la chance. 

Mais alors, pourquoi s’attaquer aux presqu’accidents ? C’est assez simple. Limiter et réduire le nombre de presqu’accident, c’est réduire le nombre d’accidents. Le presqu’accident est en fait le deuxième palier, après les situations dangereuses, avant les accidents et les accidents graves. S’attaquer à la source du problème permet ainsi de réduire drastiquement le risque d’accidents et d’accidents graves sur les chantiers

 

Identifier et faire remonter les incidents

Inciter le salarié à la remontée d’information

Parce que reconnaître une erreur humaine n’est pas toujours évident, demander aux salariés de faire remonter ces presqu’accidents n’est pas simple. Par peur de la réprimande, le salarié se trouve généralement peu enclin à faire remonter ce type d’information. Il s’agit pourtant d’un levier essentiel pour identifier et comprendre les situations de presqu’accident dans l’entreprise.

Pour cela, il est nécessaire de se questionner sur la manière dont on accueille le presqu’accident dans l’entreprise. Une culture d’entreprise qui favorise le dialogue permet d’entrer dans une logique d’amélioration constructive. Passer de la logique de la sanction à celle du dialogue est la clé pour recenser l’ensemble des événements qui ont pu survenir. 

Moderniser les outils pour remonter les presqu’accidents

Une revisite des outils classiques permet également de mieux appréhender les presqu’accidents. Signaler l’incident sur format papier après une journée de travail se révèle peu efficace pour deux raisons : 

  • le collaborateur souhaite regagner son domicile rapidement  ; 
  • il peut avoir oublié l’incident à la fin de la journée ou à la fin de la semaine ; 

C’est pourquoi chez Noblet, les incidents sont directement signalés via une application mobile permettant de faire remonter l’information instantanément y compris avec des photos. Les outils numériques permettent un gain de temps considérable et surtout une facilité de transmission de l’information. 

 

Analyser les situations de presqu’accident 

Analyser un accident est finalement assez simple mais encore faut-il prendre le temps de le faire. La méthode consiste classiquement à remonter par des pourquoi successifs, à la recherche de la cause initiale.

Il résulte de cette remontée d’informations trois types de conclusions :

  • le presqu’accident relève d’une faute exclusive du salarié, par inattention, manque de sensibilisation ou manque de formation ; 
  • l’incident est la conséquence d’un manque d’organisation ; 
  • le presqu’accident fait suite à une défaillance matérielle ou à l’utilisation d’un matériel inadapté.

Analyser n’est pas suffisant, il faut ensuite agir.

 

Apporter une solution adaptée à la défaillance 

Dans chacune de ces situations, la réponse à apporter sera différente. Le matériel doit être adapté, l’organisation modifiée et les collaborateurs sensibilisés ou formés. C’est ce dernier point qui est le plus compliqué. 

Plus on analyse en détail les presqu’accidents, plus on obtient d’informations utiles à transmettre aux collaborateurs. C’est cette transmission qui est peut-être l’élément le plus difficile de toute la chaîne.

En compilant les presqu’accidents d’un mois ou d’un trimestre, il est important de débriefer avec les équipes, grâce au format vidéo par exemple, et de mettre en place de nouvelles pratiques dans l’entreprise.
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